Poser le mot à la place de la personne
« Je crois que tu fais un burn-out » place la conversation sur le terrain médical et déclenche la défense. Vous n’êtes pas soignant, et la personne le sait. Décrivez ce que vous observez et laissez-la nommer ce qu’elle vit.
Se contenter du « ça va »
Un « tout va bien ? » posé dans un couloir reçoit toujours la même réponse, et vous permet de considérer le sujet traité. L’ouverture n’a lieu que dans un temps dédié, assis, sans échéance derrière.
Donner des conseils d’hygiène de vie
« Il faudrait que tu déconnectes », « prends un vrai week-end » transfère la charge sur la personne épuisée en lui suggérant qu’elle gère mal. Si sa charge est objectivement excessive, le seul conseil utile est celui que vous vous appliquez à vous-même en la réduisant.
Retirer brutalement les dossiers importants
Décharger quelqu’un de ses sujets sans lui en parler est vécu comme une mise à l’écart et confirme la peur qui alimentait le déni. Toute redistribution se décide avec la personne, et se présente comme temporaire et documentée.