Promettre la confidentialité absolue
« Ça reste entre nous » est la phrase la plus dommageable de tout l’entretien. Vous ne pouvez pas la tenir, et le jour où le dossier avance, la personne aura le sentiment d’avoir été trahie par la seule personne à qui elle avait fait confiance.
Chercher à contextualiser les faits
« Il est comme ça avec tout le monde », « il traverse une période difficile » : même dit sans intention, cela s’entend comme une prise de position. Le contexte n’est pas votre travail ici, et l’exprimer à voix haute suffit à faire refermer le récit.
Instruire à chaud
Enchaîner les questions de vérification, demander des preuves, interroger des collègues le lendemain : vous n’êtes pas enquêteur, et une instruction informelle peut compromettre la procédure officielle en plus d’exposer le collaborateur.
Organiser une confrontation ou une médiation
Réunir les deux personnes « pour crever l’abcès » est contre-indiqué en matière de harcèlement présumé : la médiation suppose deux positions symétriques, ce qui n’est précisément pas l’hypothèse ici.
Ne rien écrire
Sortir de l’entretien sans compte rendu daté, c’est laisser toute la suite reposer sur des souvenirs. Consignez les faits rapportés, les dates, les mots employés par le collaborateur, sans y ajouter votre appréciation.